[squats-fr-diffusion] Tr: 4 Février 2006

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Mar 23 Jan 23:24:40 CET 2007


> Objet : 4 Février 2006
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>   4 Février 2006  La matinée du samedi 4 février, un groupe de jeunes sortaient de chez des amis après y avoir passé la soirée. Ils passèrent par la rue Sant Pere Més Baix, certains allant prendre le métro, d'autres se rendant à la fête qui se déroulait au numéro 55 de la même rue, le théâtre occupé "Anarko Penya". En arrivant, ils virent un groupe qui discutait avec des policiers de la Guardia Urbana. Alors qu'ils s'approchaient, la police commença à charger sans qu'ils n'en connaissent la raison et ils ne réussirent pas à éviter les coups des policiers. Des objets de tout types pleuvaient des balcons du théâtre. Quand la situation redevint calme, sept personnes avaient été arrêtées et un policier était inconscient. Deux autres jeunes furent arrêtés à l'Hospital del Mar, alors qu'ils s'y étaient rendus après avoir eu un accident de bicyclette et n'avaient aucune relation avec les faits; ils correspondaient simplement au soi-disant look "squatteur" et étaient blessés. Tous
>  furent torturés par deux corps de police: la Guardia Urbana et les Mossos d'Esquadra. Ils furent frappés et torturés aussi bien durant leurs arrestations que pendant leurs séjours au commisariat, à l'hôpital et pendant leurs transferts. Ils avaient de multiples contusions sur tout le corps, des coups à la tête, des yeux au beurre noir et, deux d'entre eux, des fractures aux bras.
>   La première version de la mairie fut que c'était un pot de fleur, lancé depuis le balcon du théâtre qui avait atteint l'agent. Les versions officielles furent ensuite changées plusieurs fois jusqu'à prétendre que les détenus lui avaient jeté des pierres dans l'objectif de le tuer.
>   La zone ne fut pas protégée et la BCNeta, le service de nettoyage de la ville, la nettoya avant que n'arrive la police scientifique. Les uniques preuves, les pierres, ne furent pas ramassées sur le lieu exact des faits, comme l'a déclaré l'officier en charge; elles ne présentent aucunes empreintes digitales, traces de tissu ou de sang. En plus, les spécialistes affirment que la blessures du policier est trop grave pour avoir pu être provoquée par une pierre lancée depuis la rue.
>   Comment peut-on maintenir en prison trois jeunes avec une telle carence de preuves ? La police ment effrontement dans ses déclarations pour couvrir la responsabilité la mairie qui est en fait le propriétaire du bâtiment du théâtre "Anarko Penya" d'où est sorti l'objet ayant frappé le policier.
>   Un autre élément est l'"Anarko Penya" elle-même, qui fonctionnait plus comme un négoce mafieux que comme un réel squat autonome. Deux ou trois personnes contrôlaient le bâtiment et s'en servaient pour organiser des fêtes commerciales pour leurs propres bénéfices. Ils n'avaient pas non plus de contact avec les autres squats politiques du quartier. Malgré, ou peut-être précisement à cause de, de pratiques mafieuses dans le lieux, ils jouissaient d'une grande permissivité de la part de la mairie à qui peut importait les plaintes constantes des voisins épuisés par le bruit des soirées. La même mairie pouvait ainsi par ailleurs utiliser le lieu pour criminaliser la mouvement squat dans son ensemble, duquel le théâtre occupé n'était pas représentatif.
>   Peu de temps avant le 4 février, la mairie avait renforcé son arsenal légal avec un nouvel ensemble de lois sur le "civisme" dont l'objectif principal est d'éliminer de la ville les "gêneurs" : skateboarders, squatters, prostituées, graffiti, etc. Ces lois renforcent l'impunité de la police afin qu'elle puisse agir comme bon lui semble envers les personnes qu'elle considère suspectes.
>   La mairie utilise à son avantage la souffrance de quatre familles (celles des détenus et celle de l'agent de police) pour avancer sur son agenda politique. Le président du Parti Populaire de Barcelone, Alberto Fernández Diaz, ainsi que le maire Joan Clos, se proposent de libérer Barcelone de la menace des squats et de tout autre groupe questionnant l'ordre établi.
>   Ce qui s'est passé dans Sant Pere Més Baix est une carte blanche à l'augmentation de la rèpression.
>   Ce qui s'est passé dans Sant Pere Més Baix aurait pu arriver à n'importe qui d'entre nous.
>   Actions de solidarité  Toute personne souhaitant faire d'autres actions de solidarité sont invitées a utiliser les documents et textes de ce site . http://www.karcelona.revolt.org/4f
>    
>   Les ambassades et les consulats sont dans l'obligation légale d'enregistrer et de signaler tout acte de protestation ayant lieu à leurs abords, donc aucune action n'est trop petite ou sans importance.
> 4 Février 2006  La matinée du samedi 4 février, un groupe de jeunes sortaient de chez des amis après y avoir passé la soirée. Ils passèrent par la rue Sant Pere Més Baix, certains allant prendre le métro, d'autres se rendant à la fête qui se déroulait au numéro 55 de la même rue, le théâtre occupé "Anarko Penya". En arrivant, ils virent un groupe qui discutait avec des policiers de la Guardia Urbana. Alors qu'ils s'approchaient, la police commença à charger sans qu'ils n'en connaissent la raison et ils ne réussirent pas à éviter les coups des policiers. Des objets de tout types pleuvaient des balcons du théâtre. Quand la situation redevint calme, sept personnes avaient été arrêtées et un policier était inconscient. Deux autres jeunes furent arrêtés à l'Hospital del Mar, alors qu'ils s'y étaient rendus après avoir eu un accident de bicyclette et n'avaient aucune relation avec les faits; ils correspondaient simplement au soi-disant look "squatteur" et étaient blessés. Tous
>  furent torturés par deux corps de police: la Guardia Urbana et les Mossos d'Esquadra. Ils furent frappés et torturés aussi bien durant leurs arrestations que pendant leurs séjours au commisariat, à l'hôpital et pendant leurs transferts. Ils avaient de multiples contusions sur tout le corps, des coups à la tête, des yeux au beurre noir et, deux d'entre eux, des fractures aux bras.
>   La première version de la mairie fut que c'était un pot de fleur, lancé depuis le balcon du théâtre qui avait atteint l'agent. Les versions officielles furent ensuite changées plusieurs fois jusqu'à prétendre que les détenus lui avaient jeté des pierres dans l'objectif de le tuer.
>   La zone ne fut pas protégée et la BCNeta, le service de nettoyage de la ville, la nettoya avant que n'arrive la police scientifique. Les uniques preuves, les pierres, ne furent pas ramassées sur le lieu exact des faits, comme l'a déclaré l'officier en charge; elles ne présentent aucunes empreintes digitales, traces de tissu ou de sang. En plus, les spécialistes affirment que la blessures du policier est trop grave pour avoir pu être provoquée par une pierre lancée depuis la rue.
>   Comment peut-on maintenir en prison trois jeunes avec une telle carence de preuves ? La police ment effrontement dans ses déclarations pour couvrir la responsabilité la mairie qui est en fait le propriétaire du bâtiment du théâtre "Anarko Penya" d'où est sorti l'objet ayant frappé le policier.
>   Un autre élément est l'"Anarko Penya" elle-même, qui fonctionnait plus comme un négoce mafieux que comme un réel squat autonome. Deux ou trois personnes contrôlaient le bâtiment et s'en servaient pour organiser des fêtes commerciales pour leurs propres bénéfices. Ils n'avaient pas non plus de contact avec les autres squats politiques du quartier. Malgré, ou peut-être précisement à cause de, de pratiques mafieuses dans le lieux, ils jouissaient d'une grande permissivité de la part de la mairie à qui peut importait les plaintes constantes des voisins épuisés par le bruit des soirées. La même mairie pouvait ainsi par ailleurs utiliser le lieu pour criminaliser la mouvement squat dans son ensemble, duquel le théâtre occupé n'était pas représentatif.
>   Peu de temps avant le 4 février, la mairie avait renforcé son arsenal légal avec un nouvel ensemble de lois sur le "civisme" dont l'objectif principal est d'éliminer de la ville les "gêneurs" : skateboarders, squatters, prostituées, graffiti, etc. Ces lois renforcent l'impunité de la police afin qu'elle puisse agir comme bon lui semble envers les personnes qu'elle considère suspectes.
>   La mairie utilise à son avantage la souffrance de quatre familles (celles des détenus et celle de l'agent de police) pour avancer sur son agenda politique. Le président du Parti Populaire de Barcelone, Alberto Fernández Diaz, ainsi que le maire Joan Clos, se proposent de libérer Barcelone de la menace des squats et de tout autre groupe questionnant l'ordre établi.
>   Ce qui s'est passé dans Sant Pere Més Baix est une carte blanche à l'augmentation de la rèpression.
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